Au Kenya, pour environ trois euros par tête, un politicien peut louer les services de faux sympathisants pour un meeting, mais aussi de nervis pour attaquer le camp d’en face. Un phénomène ancien, mais qui a repris de la vigueur à un an des élections. Appelés «goons» (hommes de main ou sbires, en français) au Kenya, ces nervis se recrutent par dizaines ou centaines dans l’immense réservoir de jeunes pauvres et sans emploi, et sont envoyés pour perturber des meetings d’adversaires ou des réunions d’opposants, transformer…
